Une seule goutte d’eau…

On est tous sur le même bateau; qu’on le veuille ou non, nous sommes liés les uns aux autres et nous voguons à travers l’univers sur une unique et même embarcation. Plus qu’un simple véhicule, notre planète est la seule que nous connaissons qui soit apte à nous accueillir. Elle regorge de vies ! Des espèces qui se sont façonnées au fil du temps et des interactions qu’elles ont eu avec le reste de ce qui les entourent.  Et le processus est toujours en marche. De la plus insignifiante entité, aux organismes et structures complexes,  toute formation est résultante des relations qu’elle développe et s’explique à la lueur de son histoire.

Nous n’avons pas le choix, nous vivons ensemble.  Que nous inventions des mots et des frontières n’y changent rien.  Certaines actions dont une poignée d’individus sont « responsables » ont des conséquences planétaires ! J’emploie le mot « responsable » mais il est plutôt question de prise de décision, que de responsabilité.  D’ailleurs, de nos jours, qui prend la responsabilité de s’occuper des affaires nous concernant tous ?Les décideurs ? Les politiciens ? De puissants hommes d’affaire ?

Certes, nous avons individuellement peu de poids dans le destin du monde, mais collectivement et sans nous concerter ou avec besoin de s’en rendre compte, nous façonnons notre monde; nous lui donnons vie et sens.  Nos actions et désirs quotidiens reflètent de notre compréhension du monde. Agir normalement, c’est agir à la fois comme on a compris qu’il se devait d’agir, et agir comme les autres le font.  De toutes façons, faire le contraire nous expose à devoir en subir les conséquences. C’est pourquoi la tendance est davantage au conformisme qu’à la prise de liberté.  Ce qui en soit n’est pas nécessairement un mal; c’est pratique de savoir quoi faire et comment se comporter, ou encore de pouvoir prévoir un minimum comment les autres vont agir.

Notre conformisme renforce l’ordinaire et lui donne son apparente normalité.  Dit autrement, à vivre notre quotidien, normalement, chacun de notre côté, on ancre la réalité.  Collectivement, nous sommes responsables de ce monde, puisque chaque jour, nous participons à le façonner.

Si nous participons activement à ce que ce monde devient, rarement nous en mesurons l’importance et réalisons notre implication.  Voter des chefs d’états permet en quelque sorte de déléguer la tâche et de ne pas se sentir personnellement responsable de qu’il advient de nos sociétés.   Pas de temps pour s’occupper des affaires sociétales, pas assez compétents pour gérer le vivre-ensemble ?  Qui pourtant est le mieux placer que les citoyens pour gérer le vivre-ensemble ? C’est de nos vies dont il est question, nous somme compétents pour en parler et la gérer ! Il faudra s’approprier les enjeux sociétaux, tôt ou tard, si nous voulons voir naître une réelle démocratie. Voter ne suffit pas, même en réformant le système électoral, car bien plus en amont, il reste le problème de ce que nous estimons être « ministrable ».

Nous sommes coincés dans le même bateau, il n’y en a qu’un; il ne peut y avoir de « passager clandestin », car faire partie du voyage n’est pas un choix.  Notre bateau n’a pas de capitaine; il fait partie du courant plus grand qui l’entraîne, avec le reste de notre système solaire et tout plein d’entités constituant la Voie lactée, on ne sait où … Notre monde a le sens qu’on lui donne, et le sens qu’on lui donne détermine sa direction.   Mais bien que fondamentalement tous appartiennent à la Terre et que personne ne sache vraiment quoi que ce soit sur la façon idéale de mener notre existence, bien des humains se sont pris pour des capitaines et chaque organisations à ses indésirables, qui font fie des règles et « profitent du système ».

Notre monde tourne autour de l’Argent; tout s’achète, même le plus immonde. Pour une croissance  financière, l’inimaginable peut être commis.  On ne veut pas y penser, car d’un autre côté, on préfère avoir de l’argent que de vivre dans la pauvreté et de voir son espérance de vie diminuer…  Alors, même si on ressent presque tous, quelque part au fond de nous, qu’une vie humaine différente serait possible et souhaitable, on se résigne à celle-là.  On espère s’en sortir pas trop mal, surtout si on fait comme il faut ! On ne va pas changer le fonctionnement du monde; aussi bien faire avec et tenter de tirer son épingle du jeu !   Et puis, pourquoi penser aux autres ? Le font-ils, eux ?

Il y aura toujours des gens pour profiter de la bonté des autres; à être bon, on se fait exploiter et flouer; si ce n’est pas moi qui en profite, ce sera un autre; on rêve tous de pouvoir se payer tout ce qu’on veut; l’argent permet de réaliser les rêves; quand on n’a pas d’argent, c’est la misère … Tout cela n’est pas faux, surtout dans nos sociétés.

Nous sommes trop façonnés par nos croyances et nos idéaux pour que je perde espoir dans le changement…  Aussi forte que soit l’inertie provoquée par le maintien des attitudes et comportements, il nous « suffit » de changer de façon de voir, collectivement, pour qu’une révolution s’opère.

Et puis, quand j’y pense… Tous ces gens, de partout, qui préféreraient un monde plus juste; tous ces gens qui n’ont aucunement envie de se faire intoxiquer par des poisons diffusés un peu partout; tous ces gens qui chérissent la Vie, bien plus que l’Argent… On est si nombreux qu’à nager ensemble à contre courant, on changerait le cours des choses !  Il suffit de commencer par se permettre d’y penser, non ?

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