Mise à jour

Pour ceux et celles qui suivent la page Facebook du Collectif des paysannes et paysans rebelles, peut-être savez-vous déjà comment cette page est née…

Elle est née d’un grand espoir; celui de regrouper des gens interpellés par l’idée qu’on ait besoin les uns des autres et du reste de ce qui nous entoure pour vivre et être heureux. Je souhaitais rassembler des gens qui brûlent d’envie de re-penser l' »économie », le « politique », la « vie collective »… L’humanité est pour moi un idéal; une vision idéaliste que notre espèce entretien d’elle-même et à laquelle j’ai envie de tendre.  Penser aux autres, prendre soin de ce qui m’entoure, réduire la souffrance, … Continuer de me demander comment, qu’est-ce que ça prend, pour que l’Ego se taise et que l’âme ressente.  Quand l’Ego se taie, quand on ne le laisse plus gagner, le changement devient possible; on arrive à sortir du dénie, à remettre en question, à voir autrement.  Le niveau de méchanceté sur Terre m’ammène à rechercher l’humanité, à rêver encore plus que ce monde se tourne vers l’empathie et l’envie de penser aux autres et de les traiter comme on voudrait être traité.  Avoir encore plus de coeur et d’esprit, tandis que ce monde semble montrer la montée de l’inverse…

Ce rêve ne disparaîtra pas… Mais il se transforme; quand on lit « mon grand rêve« , on voit que je veux m’entourer de gens qui ont envie d’être entreprenant et de faire de leurs mains, mais aussi que je suis un genre de touche à tout, incapable de faire la même chose pendant longtemps, qui a besoin de créer, principalement. Alors, sans dispaître, mon grand rêve évolue; je n’ai pas les moyens de m’acheter une terre, et je risque de jamais les avoirs car je suis tellement peu attirer par « faire de l’argent » que ça ne risque pas de m’arriver.  Je vais continuer d’essayer de bâtir un collectif de gens intéressés par essayer de se sortir des mentalités qui nous ont ammenés à nous croire supérieurs et  à croire en la « Loi du plus fort », pour renouer avec une vision plus relationnelle du monde.

Je vais cependant être davantage moi-même…  C’est-à-dire que maintenant je comprend pourquoi je suis autant éparpillée, passionnée par tant de choses. Je savais en choisissant une vie plus paysanne, que je ne serais jamais capable d’être une « typique »; c’est pourquoi j’ai ajouté le « rebelle »…   Je ne savais pas que ma démarche allait m’ammener à reconnaître l’importance de la poësie et de l’inventivité pour ma vie. Il n’y a pas d’étiquette qui colle. Je m’intéresse autant aux sciences qu’à l’art, autant au jardinage qu’à la philo…  Mais un de ces domaines me donne l’envie de plonger corps et âme et d’y nager pour le reste de ma vie… L’art.  J’ai tant à exprimer que cette voie est celle qui d’entre toutes celles qui me font vibrer m’absorbe et me libère le plus.

Et même dans cette voie, encore, je ne collerai pas… Je suis incapable de refaire un procédé qui marche bien juste parce qu’il fonctionne bien… J’ai besoin d’expérimenter, de pousser plus loin, d’explorer autre chose, autrement…  Je n’ai pas de style fixe et je ne pourrais pas en avoir car je m’emmerderais à mourrir à rester dans le même créneau.    Je n’ai qu’une ligne directrice pour le moment mais qui sait, elle évoluera peut-être…  Je veux créer à partir de matériaux  usagés principalement.   Je tiens à faire attention à ce que je vais utiliser pour créer.  C’est politique; je n’ai pas envie d’encourager certaines industries et je crois qu’il existe déjà sur terre beaucoup de matériel pour créer; pas besoin d’en fabriquer juste pour l’Occasion.  Enfin, c’est mon choix.  Je ne l’impose pas à personne.    J’aime franchement ce que cette décision a sur mon processus créatif et elle me convient, car j’ai tendance à voir une beauté dans ce qui peut sembler banal, ou même laid…

Si vous me le permettez, il en sera ainsi; rien ne changera ! Je resterai celle qui jase de toutes sortes de choses pèles-mèles et qui s’intéresse à toutes sortes de choses qui peuvent sembler éloignées. Mais sachez que maintenant je le fais en l’assumant.   L’art me permet d’être moi; c’est-à-dire de ne pas avoir à coller à aucune définition ou catégorie et de simplement exister tel que je vibre.

Je vous ai parlé d’une boutique que j’aimerais ouvrir… En fait, je n’ai pas envie que mon élan créatif soit embêté par des questions de valeurs financières.  Alors si je poursuis dans mon idée, je n’y vendrai que des articles décoratifs et des bases pour bricolages; rien qui me demande une profonde démarche et beaucoup de temps…  J’aime faire des déco saisonnières, pour la table ou la maison.  C’est un loisir que je pratique depuis plus de 30 ans…   Faire ce genre de bricolage me plait.  Mais cela ne me suffit pas. J’ai besoin de me laisser aller, d’expérimenter et toutes sortes de choses du genre qui se font vraiment mieux quand il y a aucune volonté marchande derrière.

Donc, en fait j’ai deux démarches… Une qui consiste à créer et ce, quasi exclusivement qu’avec du matériel usagé, récupéré. L’autre est de diviser mon ouvrage artistique en deux; d’un côté des articles déco-cadeaux que je compte tenter de vendre, et de l’autre, un travail de recherche artistique personnel.   Dans les deux cas, les matières, les textures, les couleurs me parlent et je me laisse inspirer par elles.   Je travaille à partir de ce que j’ai et de ce que je ressens. Je ne peux garantir de suite logique…  Et pour une fois, me planter ne me fais pas peur… Car juste de le faire est assez satisfaisant; je n’en demande pas plus !

Et pour ce blog… Je me suis bien questionnée à savoir quel angle j’allais lui donner, de quoi j’allais bien pouvoir parler… Et finalement, je dois l’admettre, si je ne fais pas comme pour le reste ; c’est-à-dire n’importe quoi, je ne ferai rien ! Je ne peux pas m’en tenir à une ligne éditoriale, ou même à un thème…  Jvoudrais bien m’en tenir à la paysannerie, mais c’est un mot que je prend faute de trouver mieux et qui me pose bien des problèmes…

Ce mot fait référence à une catégorie populationnelle : ceux qui vivent de la terre.   C’est une classe sociale qui historiquement est très peu politisée. Je ne veux pas vivre de la terre au sens habituellement compris.  Je ne serai jamais une maraichère, ou une apicultrice, ni même une artisane.  J’ai besoin et envie de produire une part importante de ma nourriture et de ce dont j’ai besoin, mais je ne le ferait pas professionnellement.  Je ne serai jamais douée dans un métier d’art car j’aime trop improviser, explorer, dévier…   Et pourtant, « paysanne rebelle »  restera ma seule étiquette que je m’accollerai moi-même; je vis de la terre, à ma façon !

Mais bon, ça ne me donne pas de ligne éditoriale ! Bien au contraire…  C’est encore le bordel !   Mais comme peu de gens lisent ce blog, selon les statistiques, je n’ai aucun stress à avoir 😀   Il faut que j’apprenne à écrire sans me demander ce qu’on attend de moi et juste partager avec vous ce qui me touche au moment que j’écris.  Si ça vous va, on continue comme ça.  Et sinon, bah bye 😀

Publicités

2 réflexions sur “Mise à jour

    • paysannerebelle dit :

      Merci Céline ! je viens de me relire et je me disais que c’était un peu con de raconter des trucs aussi décousus, et pourtant tu as tout de même saisis ce que je voulais exprimer. C’est épatant ! Merci aussi pour tes encouragements !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s