Bilan de vie

Il m’est arrivé un coup très dur, très inatendu, très tordu et des plus sournois en Juillet dernier.  À partir de ce moment là, ma vie a dégringolé.  J’essayais de me ratrapper, mais, les circonstances et les gens qui m’entourent n’ont fait qu’empirer la situation.  Chaque fois que je reprennais un peu d’espoir, que j’envisageais une solution, celle-ci se faisait démolir, on la rendait grotesque, impossible à réaliser.

Dans ma vie j’en ai eu des idées… Trop peut-être.  Dernièrement j’ai voulu tenter toutes sortes de choses qui me semblaient réalisables, mais c’était sans compter sur le fait qu’on me mettrait systématiquement des bâtons dans les roues.

Aujourd’hui, je ne vois plus trop quoi tenter, je ne vois plus d’espoir et je ne vois pas de solution.    Je vois une montagne infranchissable, qui en plus s’écroule sur moi et m’enssevelie. Je suis enterrée-vivante.

Je ne peux pas blâmer qui que ce soit non plus, ça ne mène nul part, mais voilà…  J’en suis à ne plus savoir comment émerger, trouver la bouffée d’air qui me permettrait de continuer à espérer.   Cela fait plusieurs mois que je suis en grande souffrance émotionnelle et que je tente pourtant de continuer, mais il y a un moment où ça devient inssuportable.  J’ai beau imaginer tout les scénarios possibles, rien ne me permettrait de remonter la pente.

Je me suis endettée sérieusement à étudier dans un domaine que j’adore, mais où je ne trouve pas d’emplois, ma santé est hypothéquée, mon entreprise est sur le bord de la faillite, le moindre projet pour m’en sortir est devenu irréaliste, tellement je n’ai plus aucune ressource (financière, sociale, etc).  Je ne vois pas comment remonter la pente… Cette pente est minée, chaque tentative que je fais s’éccroule sur moi.

Il ne m’est même plus possible de trouver un emplois, car ma petite voiture à rendu l’âme, (juste à quelque jours du payement du loyer que déjà j’avais du mal à couvrir).  Je me vois mal marcher 20 km par jour pour me chercher un emplois; surtout que mes forces sont à leur plus bas.  Je dois aussi trouver un moyen de faire les courses…  Dans tous les cas, ça l’étau se resserre sur moi et il finira par m’écraser complètement.

Ce beau projet de vivre dans la paysannerie, c’est un rêve que je ne réaliserai jamais, au fond.   Jamais j’arriverai à acheter une terre; déjà que je n’arrive pas à acheter l’essentiel pour survivre.   Bien sûr, j’arriverai, je l’espère, à trouver un job de caissière dans un super marché ou dans une franchise, mais cela ne va pas me permettre de m’en sortir; pas avec mes dettes d’études, et je n’arriverai jamais à m’acheter une petite maison qui paye pas de mine, mais qui serait chez-moi… Pas avec tout ces fardeaux financiers.  C’est joué.  J’aurais dû ne jamais m’endetter à étudier dans un domaine sans avenir.

Je me blâme moi, pour tout ce que j’ai pas su faire, pour tout les mauvais choix que j’ai pris, de ne pas être comme un tel ou une telle, qui WOW, font ce qu’il faut, comme il le faut.  Je ne sais pas à quoi j’ai pensé… Peut-être à rien, peut-être que je me suis jamais vu avoir un avenir… Normal que maintenant que j’aimerais en avoir un, ce ne soit plus possible.

J’avais pourtant pas que des défauts.  J’avais pourtant probablement quelque chose à apporter, qui aurait été utile et apprécié.  Mais j’ai pas su trouver.

Je vous souhaite sincèrement d’être aimés et d’être entourés de gens qui voient en vous quelqu’un qui a de la valeur.

P.S. Oui, je suis une battante et comme d’habitude je vais surmonter mes épreuves. C’est juste un peu lassant comme mode de survie …

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2 réflexions sur “Bilan de vie

  1. patojardin dit :

    Dure de trouver des mots, des paroles de réconforts qui ne sonneront pas creux et vides de sens devant ta peine et ta misère. Mais parfois, la vie prend des chemins passablement tordus pour nous amener ailleurs. Un ailleurs pas nécessairement meilleur, ni à la hauteur de nos rêves, mais parfois plus… vivable, viable.
    Il y a quelques années, mon fils a eu un cancer (il s’en est remis) et cela a eu l’effet d’un incendie majeur dans nos vies. J’y ai tout laisser, tout perdu. Il n’est pas un jour où les regrets, les doutes sur  »comment j’aurais dû, pu » faire autrement pour qu’on ne pâtissent autant.
    Aujourd’hui encore je suis en reconstruction de moi-même, j’assume cette nouvelle vie qui n’est pas si mal, mais où je ne me reconnais plus tout-à-fait et dans laquelle je tente de recoller tant bien que mal les miettes qui restent de mon âme.
    On s’en sort toujours, lâche pas. C’est pas facile, mais on y arrive.

    Aimé par 1 personne

    • paysannerebelle dit :

      Merci, C’est bon d’entendre de l’humanité s’exprimer. On est tous là à garder le sourrire et l’espoir, à répondre  » ça va bien » aux questions de toutes façons réthoriques, puisque qui veut savoir quand on va moins bien ? Mais les masques, ça ne rend pas plus heureux, bien au contraire… L’apparence m’a toujours parru d’un superficiel. Mais depuis fort longtemps, montrer ses faiblesses, c’est montrer quelque chose que personne ne veut voir et/ou qui peut servir à se faire frapper là où ça fera le plus de dommage. Alors on évite de parler de ce qui fait de nous des humains… Nos souffrances. Mais c’est à les exprimer qu’on se permet aussi de les surmonter…

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